Partie 4 – Le goût du futur : aux nouvelles frontières de l’humanité
Chapitre 6 : Mettre le spatial au service de l’intérêt général humain
Assurer la souveraineté spatiale française
La France est une nation spatiale majeure. Elle est, en Europe, la première puissance dans le domaine. Toutefois, le sujet intéresse peu les partis politiques, qui semblent ne comprendre aucun des enjeux en cause. Le plus souvent, les Insoumis sont les seuls qui expriment des avis, des encouragements ou qui participent et organisent des actions sur le thème. Pourtant, c’est dorénavant par l’espace que passent les activités scientifiques de pointe de l’humanité. Les communications et le fonctionnement de milliers d’applications numériques du quotidien en dépendent entièrement. La paix ou la guerre dans le monde de même. Pour un gouvernement de L’Avenir en commun, l’espace sera un outil essentiel de coopération, à la fois pour protéger ce bien commun et pour partager des savoirs et des enseignements.
Mesure clé
Lutter contre la course à l’armement spatial tout en garantissant la souveraineté de la France face aux nouvelles menaces
- Doter la France d’un avion spatial souverain
- Fermer le Centre spatial de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) à Toulouse
- Nationaliser ArianeGroup et instituer un pôle public du satellite
- Doter la France des moyens de neutralisation des actions hostiles menées contre elle
- Garantir l’utilisation de Galileo par le grand public et nos forces armées
- Concentrer les financements publics sur un seul projet de lanceur : MaiaSpace, filiale d’ArianeGroup, en complément d’Ariane 6
Relancer la découverte de l’espace
L’espace représente une nouvelle frontière pour l’humanité. Il est temps de relancer son exploration pour mieux le comprendre. Depuis l’espace, il est possible d’observer précisément les effets du réchauffement climatique sur la Terre et d’étudier les origines de l’Univers. S’y aventurer, c’est s’ouvrir à de nouvelles connaissances.
Mesure clé
Renforcer les moyens du Centre national d’études spatiales (CNES), qui redeviendra le maître d’œuvre de la politique spatiale française
- Intensifier la recherche dans le domaine de la météorologie de l’espace (prévision des tempêtes solaires)
- Maintenir un accès libre et ouvert aux données météorologiques et d’observation de la Terre fournies par les services satellitaires européens
- Initier la création d’une université francophone des métiers de l’espace en Guyane
- Renforcer le Centre spatial guyanais et en faire un avant-poste souverain de la nouvelle frontière de l’espace
- Contribuer à organiser les différentes missions dans le système solaire et assurer la participation française à ces missions
Défendre l’espace comme bien commun de l’humanité
Alors que l’espace, par ses grands traités, a été pensé comme une nouvelle frontière à préserver et à protéger des logiques de domination et de confrontations, des acteurs privés et des nations spatiales offensives, comme SpaceX et les États-Unis, cherchent à l’accaparer. Elles le saturent, le polluent, accélèrent sa militarisation et sa reconversion en marché lucratif. Il y a urgence à faire bifurquer la politique spatiale en la mettant au service de la science, de la planification écologique et de la protection de ce bien commun.
Mesure clé
Proposer un nouveau traité international pour la non-appropriation des ressources spatiales et la démilitarisation de l’espace, basé sur le traité de la Lune que la France ratifiera
- Se retirer des accords Artemis et inviter d’autres signataires à en faire de même
- Planifier la bifurcation écologique de l’industrie spatiale
- Promouvoir un programme international de dépollution de l’orbite basse, porté par les Nations unies