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Chapitre 5 : Élever le niveau d’instruction

Chapitre 5 : Élever le niveau d’instruction

Éradiquer l'illettrisme et développer l'alphabétisation

Parmi les 187 contributions reçues, 66 sont déjà présentes dans le programme actuel dont 

  • Développer les structures d’alphabétisation et les cours de langue française pour les personnes allophones
  • Financer des programmes associatifs d’accompagnement
  • Repérer les personnes en situation d’illettrisme et proposer une remise à niveau gratuite
  • Passer d’une logique de « repérage » à une logique d’« aller vers » : campagnes de déstigmatisation, tiers-lieux, formation du personnel d’accueil

Certaines contributions présentent des concepts dont l’essence est déjà présente dans le programme

  • Plusieurs contributions demandent un ciblage territorial prioritaire des financements, notamment à Mayotte et dans les Outre-mer, ainsi que l’extension des structures d’alphabétisation aux locaux scolaires vacants en zone rurale 
  • D’autres contributions soulignent l’importance d’un financement pluriannuel des associations par conventions, mesure déjà prévue dans le volet sur l’économie social et solidaire du programme

Parmi les propositions nouvelles reviennent particulièrement

  • Professionnaliser les formateurs : la création d’un Certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement du second degré (CAPES) Français langue seconde (FLS), statut national de formateur en français d’intégration, le défraiement des bénévoles 
  • Prendre en charge l’illettrisme au travail : heures rémunérées sur le temps de travail, repérage via la médecine du travail et les syndicats 
  • Réviser les seuils linguistiques de la loi immigration de 2024 (B2 naturalisation, B1 résident) et baisse du coût des certifications Test d’évaluation de français (TEF) et Test de connaissance du français (TCF)), avec droit à une préparation gratuite 
  • Distinguer systématiquement l’illettrisme et l’allophonie dans les dispositifs, les publics illettrés étant souvent orientés à tort vers des ateliers pour allophones 

Faire le service public de la petite enfance

Parmi les 183 contributions reçues, 80 sont déjà présentes dans le programme actuel dont 

  • Créer un service public de la petite enfance et ouvrir 500 000 places en crèche sur cinq ans
  • Garantir la gratuité des crèches publiques
  • Geler les ouvertures de places du secteur privé lucratif et réorienter les financements vers le public
  • Abroger le décret Morano et l’ordonnance Taquet qui ont empiré les conditions d’accueil et qui visent à marchandiser toujours plus la petite enfance
  • Améliorer la formation des professionnels de la petite enfance et revaloriser leurs métiers
  • Planifier la création de crèches publiques avec accès à un espace extérieur végétalisé et créneaux en horaires atypiques
  • Imposer un taux minimum de places en crèche par regroupement de communes
  • Protéger les enfants face aux violences sexistes et sexuelles 
  • Recentraliser la protection de l’enfance au niveau de l’État

Certaines contributions présentent des concepts dont l’essence est déjà présente dans le programme

  • Plusieurs contributions insistent sur le conditionnement strict des financements publics au privé sous contrat : critères sociaux, pédagogiques et éthiques. Cela est en accord avec ce qui est défendu dans le programme sur les questions d’éducation

Parmi les propositions nouvelles reviennent particulièrement

  • Instaurer des formations gratuites à la parentalité pour les nouveaux parents, organisées par les professionnels de la petite enfance au sein des structures

Reconstruire une école globale pour l'égalité et l'émancipation

Parmi les 1616 contributions reçues, 600 sont déjà présentes dans le programme actuel dont 

  • Abroger le Choc des savoirs, fin des groupes de niveaux, retour au groupe-classe
  • Financer des programmes associatifs d’accompagnement
  • Revaloriser les salaires des enseignants et fin du Pacte enseignant
  • Titulariser les accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH)et mettre fin à la mutualisation via les pôles inclusifs d’accompagnement localisés (Pial)
  • Garantir la gratuité réelle de l’école (cantines, transports, sorties, manuels et fournitures)
  • Labelliser les intervenants extérieurs et supprimer les partenariats avec le Medef et les entreprises du CAC 40
  • Garantir les trois séances annuelles d’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (EVARS)
  • Généraliser des cantines 100 % bio et locales, proposer une option végétarienne et intégrer la bifurcation écologique dans les programmes
  • Réduire le financement de l’enseignement privé sous contrat

Certaines contributions présentent des concepts dont l’essence est déjà présente dans le programme

  • Plusieurs contributions portent sur le renforcement de la démocratie lycéenne, qui entrent en cohérence avec la volonté du programme de multiplier les espaces démocratiques dans toute la société
  • D’autres contributions portent sur la question des rythmes scolaires, en lien avec la propositions de revenir à un cadrage national de leur organisation, afin d’en finir avec les inégalités entre communes pouvant financer des activités périscolaires et celles qui ne le peuvent pas, tout comme la nécessité d’une concertation avec les professeurs, mais aussi les parents, les animateurs périscolaires, les chercheurs qui travaillent sur ce sujet, ainsi que le mouvement associatif, sportif, culturel qui participe au temps périscolaire

Parmi les propositions nouvelles reviennent particulièrement

  • Supprimer les stages obligatoires en 3e et en 2nde
  • Reconnaître et valoriser les missions invisibles des enseignants

Qualifier tout le monde

Parmi les 184 contributions reçues, 40 sont déjà présentes dans le programme actuel dont 

  • Rétablir le baccalauréat professionnel en quatre ans et abroger les contre-réformes du lycée professionnel
  • Créer des centres polytechniques professionnels
  • Interdire les diplômes privés professionnels
  • Réinstaurer un service public national de l’orientation
  • Réserver la taxe d’apprentissage aux établissements publics
  • Permettre l’accès et la gratuité des places d’internat aux apprentis mineurs sous condition de ressources 
  • Structurer les filières professionnelles pour la bifurcation écologique

Certaines contributions présentent des concepts dont l’essence est déjà présente dans le programme

  • Plusieurs contributions demandent un meilleur encadrement du travail déguisé en apprentissage, correspondant aux mesures proposées notamment dans le chapitre 8 de L’Avenir en commun
  • D’autres contributions portent sur la lutte contre les lobbies agrochimiques dans les lycées agricoles, ce qui recoupe la volonté de sortir les entreprises et les intérêts privés de l’éducation nationale

Parmi les propositions nouvelles reviennent particulièrement

  • Service public de la formation professionnelle continue avec prise en charge totale du salaire pendant la formation, guichets physiques territorialisés, et pilotage public hors de la logique du CPF (Compte personnel de formation)
  • VAE (Validation des acquis par l’expérience) comme droit opposable : procédure gratuite, accompagnement public, délai maximal garanti
  • Service public de certification professionnelle : reprendre la main sur les CQP (Certificat de qualification professionnelle) aux branches professionnelles pour créer des certifications sectorielles répondant à l’intérêt général
  • Formations agricoles libérées des lobbies agrochimiques : généraliser l’agroécologie dans les enseignements agricoles, introduire la zootechnie extensive, interdire les interventions des industriels dans les cours
  • Accès à distance aux formations des grandes écoles pour les étudiants d’outre-mer

Être une grande nation scientifique

Parmi les 202 contributions reçues, 80 sont déjà présentes dans le programme actuel dont 

  • Rehausser le niveau d’investissement public dans la recherche
  • Bâtir un statut protecteur pour les jeunes chercheurs
  • Créer un service public de la publication scientifique en accès libre
  • Renforcer les grands instituts publics (CNRS, Inserm, Inrae) et supprimer l’Agence nationale de la recherche (ANR)
  • Supprimer le Crédit impôt recherche et mettre en place des plans nationaux
  • Garantir un financement public des instituts impliqués dans la bifurcation écologique
  • Participer à l’émergence de revues scientifiques francophones en accès libre
  • Supprimer le Hcéres et refonder la démocratie universitaire par évaluation par les pairs
  • Abroger l’augmentation des frais d’inscription pour les étudiants étrangers
  • Promouvoir une charte éthique internationale des technosciences
  • Développer des universités ouvertes sur la société et la diffusion des savoirs

Certaines contributions présentent des concepts dont l’essence est déjà présente dans le programme

  • Nombre d’entre elles demandent plus de moyens pour la recherche publique en fixant des objectifs chiffrés d’investissement public 
  • D’autres exigent davantage de planification dans la recherche et demandent un plan pluriannuel de l’emploi scientifique 
  • D’autres appellent à mieux prendre en compte les sciences humaines et sociales, particulièrement sous financées dans les plans nationaux d’investissement dans la recherche 
  • D’autres encore défendent que les résultats de la recherche publique restent une propriété publique collective 
  • D’autres encore demandent la titularisation des précaires de l’enseignement supérieur et de la recherche (vacataires, ATER, post-doctorants enchaînant les CDD) conformément à l’esprit de l’Avenir en Commun qui veut engager un plan de titularisation dans la fonction publique 

Parmi les propositions nouvelles reviennent particulièrement

  • Une meilleure protection des publications contre le pillage par les Big Tech
  • La création d’une encyclopédie francophone des savoirs en accès libre

Refonder l’enseignement supérieur

Parmi les 299 contributions reçues, 100 sont déjà présentes dans le programme actuel dont 

  • Démanteler Parcoursup et garantir l’accès sans sélection à la formation de son choix 
  • La fin de la sélection en master
  • Instaurer la gratuité de l’enseignement supérieur quelle que soit la nationalité
  • Supprimer la Contribution de vie étudiante et de campus (CVEC)
  • La garantie d’autonomie au-dessus du seuil de pauvreté pour les étudiants détachés du foyer fiscal
  • Titulariser les contractuels et abroger la loi de programmation de la recherche 2021-2030
  • Construire 15 000 logements étudiants supplémentaires par an
  • Interdire le caractère lucratif des écoles privées du supérieur
  • Renforcer le contrôle pédagogique des formations privées
  • Augmenter les effectifs de psychologues et les services de santé universitaires
  • Mettre en place un plan immobilier universitaire avec la rénovation et l’adaptation au changement climatique des bâtiments

Certaines contributions présentent des concepts dont l’essence est déjà présente dans le programme

  • Certaines défendent un salaire doctoral plus élevé (plancher de 2 200€ net indexé sur l’inflation) et l’allongement de la durée du contrat doctoral 
  • Certaines exigent la revalorisation des salaires des attachés temporaires d’enseignement et de recherche (ATER)
  • Certaines demandent davantage de financement pour les centres régionaux des œuvres universitaires et scolaires (CROUS) avec le recrutement de plus de personnel et l’élargissement de ses missions

Parmi les propositions nouvelles reviennent particulièrement

  • Refonder la démocratie étudiante : droit de grève étudiant reconnu, quorum minimum pour valider les élections étudiantes, conseils étudiants décisionnaires, pouvoirs réels aux représentants élus
  • Résoudre les inégalités géographiques d’accès aux concours et aux services CROUS, notamment pour les Outre-mer
  • Intégrer les grandes écoles et écoles d’ingénieurs dans l’enseignement supérieur public

Créer une conscription pour le secours collectif

Parmi les 106 contributions reçues, 13 sont déjà présentes dans le programme actuel dont 

  • Instaurer une conscription citoyenne obligatoire de 9 mois pour les moins de 25 ans, rémunérée au SMIC revalorisé, avec formation militaire initiale et droit d’objection de conscience
  • Proposer des tâches d’utilité publique : secours aux personnes, sécurité civile, protection de l’environnement, appui aux associations labellisées, crises sanitaires
  • Intégrer un bilan de santé et évaluation alphabétisme/numératie avec remise à niveau à la conscription et proposer une formation gratuite à la conduite et passage du permis de conduire
  • Abroger le service national universel et mettre en lumière ses dérives (sexisme, racisme, violences)
  • Créer une garde nationale sous commandement civil regroupant réserves de sécurité nationale, sécurité civile et réserve citoyenne
  • Garantir le caractère volontaire de la formation militaire et interdire la participation à des opérations militaires extérieures lors de la conscription

Certaines contributions présentent des concepts dont l’essence est déjà présente dans le programme

  • Certaines demandent la création d’une commission indépendante pour enquêter sur les dérives du Service national universel (SNU)
  • D’autres invitent à créer un dispositif explicite de protection contre les violences sexistes et sexuelles au sein de la conscription
  • Certaines exigent la création d’aménagements inclusifs permettant aux personnes en situation de handicap, aux jeunes parents et aux jeunes travailleurs d’effectuer la conscription sans répercussions négatives

Parmi les propositions nouvelles reviennent particulièrement

  • Formation aux plans et dispositifs territoriaux de sécurité civile existants
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